Afrique : Le mobile money a fait tourner 1 432 milliards de dollars en 2025, le continent mène la danse
Les chiffres tombent, et ils sont vertigineux. En 2025, pas moins de 1 432 milliards de dollars ont transité par les comptes de mobile money en Afrique. C’est 27 % de plus qu’en 2024. Le rapport de la GSMA, publié mardi 24 mars, confirme ce que beaucoup pressentaient : le continent est devenu le laboratoire mondial de l’argent par téléphone.
74 % des transactions mondiales de mobile money ont eu lieu en Afrique l’année dernière. 92 milliards d’opérations, sur un total de 125 milliards à l’échelle de la planète. Autant dire que quand on parle d’argent mobile, c’est ici que ça se passe. Le reste du monde regarde et apprend.
Les comptes, eux aussi, explosent. Fin 2025, l’Afrique en comptait 1,2 milliard, soit 52 % du total mondial. Une hausse de 18 % en un an. Derrière ces pourcentages, il y a des histoires concrètes : un commerçant qui encaisse sans caisse, un paysan qui reçoit l’argent de sa récolte, une famille qui envoie de l’argent au village sans passer par la banque.
Pourquoi ça marche en Afrique et ailleurs moins ? Parce que le mobile money a répondu à un vide. Les banques n’étaient pas là, les agences étaient rares, les comptes chers. Le téléphone a comblé le fossé. Résultat : aujourd’hui, des millions d’Africains qui n’avaient jamais eu de compte bancaire gèrent leur argent du bout des doigts.
Les opérateurs télécoms, qui ont porté cette révolution, continuent d’innover. Le mobile money ne sert plus qu’à envoyer de l’argent. On paye ses factures, on emprunte, on épargne. L’Afrique, si souvent à la traîne technologique, a pris une longueur d’avance.
