RDC : Après trois ans de lutte, l’épidémie de Mpox n’est plus une urgence nationale
C’est officiel. La République démocratique du Congo a déclaré ce jeudi la fin de l’épidémie de Mpox (anciennement variole du singe) en tant qu’urgence nationale. Trois ans après le début de la crise, les autorités sanitaires tirent un trait sur une période qui a mis le pays à rude épreuve.
L’alerte avait été donnée le 16 décembre 2022. Depuis, la maladie a voyagé à travers le pays, touchant l’ensemble des 26 provinces. Aucune région n’a été épargnée. 419 zones de santé ont été mobilisées. Du jamais-vu. Une réponse sanitaire d’une ampleur inédite, à la hauteur du défi.
Les chiffres donnent le vertige. Près de 125 000 cas suspects ont été investigués. Plus de 80 000 échantillons analysés en laboratoire. 34 000 cas confirmés. Derrière ces statistiques, il y a des malades, des familles éprouvées, des communautés qui ont dû apprendre à vivre avec la menace.
La lutte a été longue. Dans un pays où le système de santé est fragile, où l’accès aux soins reste difficile, endiguer une épidémie de cette ampleur relevait du pari. Pari tenu. Les autorités sanitaires ont coordonné, les partenaires internationaux ont aidé, les agents de santé se sont surpassés. La maladie recule.
Désormais, le Mpox n’est plus une urgence nationale. Reste une maladie à surveiller, à traiter, à prévenir. Mais l’état d’alerte maximal est levé.
