Burkina Faso : Le gouvernement étrille un rapport de HRW, « un tissu de mensonges »

Human Rights Watch (HRW)

Le gouvernement burkinabè ne digère pas. Le 2 avril, Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport accablant sur la situation des droits humains dans le pays entre 2023 et 2025. Réponse cinglante de Ouagadougou : « faux rapport », « tissu de conjectures », « allégations infondées ». Pas de demi-mesures.

Le gouvernement attaque l’instrument, pas seulement le message. HRW, dit-il, n’a « ni bureau, ni représentation » au Burkina. Ses sources seraient des « individus choisis, recevant des subsides » pour fournir des récits contre rémunération. Autrement dit, l’ONG paierait pour des témoignages orientés. Une accusation grave.

Le communiqué officiel le martèle : les Forces combattantes burkinabè « se sont toujours battues avec professionnalisme ». Leur priorité : « préserver la vie, protéger les droits humains, défendre les populations vulnérables ». Une mise au point qui sonne comme un plaidoyer. Le gouvernement veut rassurer. En interne comme à l’international.

Le gouvernement ne pouvait pas accepter un tel rapport. La période couverte (2023-2025) est celle de la lutte antiterroriste la plus intense. Les accusations d’exactions, de violations, de traitement des détenus, auraient fragilisé le récit officiel. Plutôt que d’engager un débat de fond, Ouagadougou choisit la contre-attaque. HRW n’est pas crédible, dit-il. Point.

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