Afrique : Des vagues de chaleur jusqu’à 300 jours par an dès 2065, l’alerte des scientifiques

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Le continent africain risque de devenir un four à ciel ouvert dans les décennies à venir. Selon une étude scientifique récente, de nombreuses régions d’Afrique pourraient connaître des vagues de chaleur pendant 250 à 300 jours par an à partir de 2065. Un scénario catastrophe qui menace directement les populations et les écosystèmes.

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance alarmante. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre restent la cause principale, mais d’autres éléments entrent en jeu : le rayonnement solaire, l’humidité et surtout les choix locaux d’utilisation des terres. Le réchauffement atmosphérique n’est pas seulement un phénomène global, il est aussi influencé par ce qui se passe au niveau local.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé des méthodes d’intelligence artificielle. Ces outils ont permis de quantifier précisément la contribution de différents facteurs : température, humidité de l’air et du sol, vent, flux radiatifs et usage des terres. Une approche sophistiquée qui affine la compréhension du phénomène.

L’étude met en lumière un point crucial : les changements rapides d’occupation des sols jouent un rôle majeur. La déforestation, en particulier, modifie l’humidité du sol et celle de l’atmosphère. Ces perturbations peuvent intensifier considérablement les épisodes de chaleur extrême, créant un cercle vicieux où l’action humaine aggrave les conséquences du réchauffement climatique.

Face à ces perspectives, les pays africains sont confrontés à un double défi. Ils doivent à la fois lutter contre les causes globales du réchauffement en participant aux efforts internationaux, et agir localement en préservant leurs écosystèmes, en particulier leurs forêts. Parce que protéger la couverture végétale, c’est aussi protéger les populations contre une chaleur devenue mortelle.

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