Burkina Faso : Le gouvernement fixe un plafond de prix pour protéger les consommateurs de riz
Face aux tensions persistantes sur les marchés alimentaires, le gouvernement burkinabè passe à l’action. Un communiqué conjoint publié le 13 mai 2026 annonce l’encadrement officiel des prix du riz local sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure, attendue par de nombreux ménages, traduit la volonté des autorités de mettre fin aux pratiques spéculatives qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des populations les plus vulnérables.
Le dispositif mis en place repose sur une grille tarifaire différenciée selon les catégories de riz commercialisées. Dans les chefs-lieux de région, des prix maximum de vente aux consommateurs sont désormais en vigueur pour le riz long grain, les brisures et le riz étuvé. Cette distinction par catégorie permet d’adapter l’encadrement aux réalités du marché tout en garantissant une protection équitable aux acheteurs, quelle que soit leur préférence ou leur capacité financière.
La mesure remonte également à la source de la chaîne de valeur en fixant un prix plafond au niveau des producteurs. Le kilogramme de riz paddy ne pourra ainsi pas être cédé au-delà de 165 francs CFA, une disposition qui vise à stabiliser les coûts dès la production et à éviter que les hausses de prix ne prennent racine avant même que le riz n’arrive sur les étals. Une approche globale qui témoigne d’une vision cohérente de la régulation de la filière rizicole nationale.
Pour garantir l’effectivité de ces mesures, le gouvernement a mis en place un mécanisme de signalement accessible à tous les citoyens. Trois numéros verts le 80 00 11 84, 85 et 86 sont désormais disponibles pour permettre à tout consommateur de dénoncer un commerçant pratiquant des prix supérieurs aux plafonds fixés.
Ce dispositif participatif transforme chaque Burkinabè en acteur de la régulation du marché, renforçant ainsi l’efficacité du contrôle des prix sur le terrain.
