Afrique : Unstoppable Africa met les capitaux au cœur de la bataille pour la valeur

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À New York, le message porté par Unstoppable Africa prend une tonalité particulière. Face aux investisseurs, aux grands patrons et aux dirigeants politiques, l’Afrique ne cherche plus seulement à attirer des capitaux. Elle veut imposer une question plus décisive : où ces capitaux doivent-ils créer de la valeur ?

Les 20 et 21 septembre, plus de 3 000 participants ont convergé vers le Marriott Marquis de Times Square pour la cinquième édition du sommet organisé par la Global Africa Business Initiative sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine. L’affluence donne une indication claire : le continent occupe désormais une place centrale dans les conversations sur les ressources, l’énergie, le numérique, le commerce et les nouveaux marchés.

António Guterres a donné le ton avec une formule qui résume cette inflexion : « Nous passons de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l’Afrique ». Derrière cette nuance lexicale se trouve une bataille économique majeure. L’Afrique dispose d’environ 30 % des ressources minérales mondiales, d’un immense potentiel solaire et d’une population active en forte croissance. Pourtant, une part considérable de la valeur quitte encore le continent avant la transformation industrielle.

Aliko Dangote a porté cette question avec une franchise particulière. Son appel à mobiliser les capitaux africains pour financer les raffineries, les usines et les infrastructures industrielles touche au cœur du problème. L’argent africain existe. L’épargne existe. Les entrepreneurs existent. La difficulté reste la capacité à orienter ces ressources vers des projets capables de produire localement, de créer des chaînes de valeur et de retenir davantage de richesses.

La ZLECAf apparaît ici comme un levier stratégique. Avec un marché continental potentiel estimé à plusieurs milliers de milliards de dollars, elle peut fournir aux industries africaines l’échelle qui leur manque encore.

À New York, l’Afrique a donc vendu une vision économique précise, celle de transformer les matières premières, développer les industries, connecter les marchés et attirer les capitaux vers la production. La véritable réussite d’Unstoppable Africa se mesurera désormais loin des lumières de Times Square, dans les usines, les centrales, les infrastructures numériques et les entreprises qui verront effectivement le jour.

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