Burkina-Faso : Deux groupements armés créés à Bobo-Dioulasso et à Kaya

Entièrement déterminé à booster hors du territoire burkinabè les groupes terroristes qui engendrent l’instabilité et troublent la quiétude des populations, le Capitaine Ibrahim Traoré, poursuit la réorganisation de l’armée. Deux groupements armés de haut niveau, viennent d’être mises en place fin mars dernier, afin de permettre un meilleur maillage du territoire burkinabè. Il s’agit du Groupement d’Artillerie basé à Kaya et le Groupement  Commando Parachutiste (GCP) dont le poste de commandement est à Bobo-Dioulasso. En remplacement respectivement au Régiment d’Artillerie basé à Kaya et le 25e Régiment Parachutiste Commando basé à Bobo-Dioulasso, tous deux dissous, le 29 mars 2023.

Le Groupement d’Artillerie est placé sous le commandement du Chef d’état-major de l’armée de terre. Il aura pour mission  de fournir  » des appuis feux, du renseignement et de participer à la défense anti-aérienne » . Le poste de commandement, basé à Kaya, est chargé de coordonner  plusieurs bataillons, parmi lesquels ceux d’artillerie sol-sol et d’artillerie sol-air.

Le Groupement d’artillerie est mis en place suite à la dissolution du régiment d’artillerie.

Le poste de commandement du Groupement  Commando Parachutiste (GCP) est basé à Bobo-Dioulasso. Il se compose, entre autres, de cinq bataillons, dont quatre d’intervention aéroportés.

Il est placé sous le commandement du Chef d’état-major de l’armée de terre et a compétence sur l’ensemble du territoire burkinabè. Le GPC est mandaté pour  » participer en urgence et/ou dans la profondeur aux missions dévolues aux Forces armées nationales » .

En rappel, les forces armées burkinabè multiplient ces dernières semaines des opérations aéroterrestres d’envergure sur plusieurs fronts.

Les raisons qui sous-tendent alors la création de ces deux nouveaux groupements, est de rendre l’armée autonome et plus efficace dans la guerre pour la libération du pays des mains ennemies.

Avec ces décisions, les régiments de Kaya et de Bobo-Dioulasso connaissent ainsi une évolution en termes opérationnelles, mais aussi en termes d’envergure.   » Le groupement est beaucoup plus grand qu’un régiment. Il permet donc d’assumer des missions plus importantes » , explique t-on.

Aliou SALAMI

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