Burkina Faso : Le ministre d’État Ismaël Sombié a procédé à la mise en eau de 1 000 hectares de périmètres irrigués dans la province de la Léraba
Burkina Faso : L’eau comme arme de souveraineté alimentaire
Produire plus, produire mieux, produire toute l’année. C’est l’équation que le Burkina Faso s’attelle à résoudre, une parcelle irriguée à la fois. Ce lundi 15 juin 2026, le ministre d’État Ismaël Sombié a procédé à la mise en eau de 1 000 hectares de périmètres irrigués dans la province de la Léraba, région des Tannounyan, concrétisant une ambition agricole portée au plus haut niveau de l’État.
Derrière ce geste technique se cache une vision politique clairement assumée par le Capitaine Ibrahim Traoré : faire de la maîtrise de l’eau le socle de l’indépendance alimentaire du pays. L’objectif est précis et ambitieux — permettre aux producteurs burkinabè de récolter jusqu’à trois fois par an, en s’affranchissant définitivement de la tyrannie des saisons et des aléas climatiques.
Pour y parvenir, le gouvernement a structuré son action autour d’un arsenal de mesures cohérentes : le Plan opérationnel pour la souveraineté alimentaire, l’Offensive agropastorale et halieutique, et un effort soutenu d’aménagement des terres agricoles dans les zones à fort potentiel hydraulique. La Léraba en est aujourd’hui l’illustration la plus tangible.
L’enjeu va bien au-delà des chiffres de production. Dans un pays où la crise sécuritaire a perturbé les circuits agricoles et fragilisé des millions de ménages ruraux, chaque hectare irrigué représente une réponse directe à la faim, à l’exode rural et à la dépendance vis-à-vis des importations alimentaires.
Nourrir son peuple avec sa propre terre et sa propre eau : voilà ce que le Burkina Faso est en train de transformer, lentement mais résolument, en politique d’État. La souveraineté, ici, se conjugue au présent et se mesure en hectares.
