Burkina Faso : Le ministre Sana au front, porteur du message du Capitaine Ibrahim Traoré à Nayala
Il aurait pu envoyer un représentant. Il a choisi d’y aller lui-même, et dès le lever du soleil. Ce dimanche 21 juin, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana a tracé la route vers le Nayala, province où la guerre contre le terrorisme n’est pas une abstraction de communiqué officiel, mais le quotidien brut de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.
Camp militaire de Toma, communes de Kougny et de Gassan : trois escales, une même intention. Voir de ses propres yeux, parler sans filtre, et surtout transmettre un message que le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso a tenu à adresser directement aux combattants et aux populations de la zone. Quand le Chef de l’État parle par la voix de son ministre de la Sécurité, le geste prend une tout autre dimension.
Les populations n’ont pas boudé le rendez-vous. Mobilisées en nombre, elles ont saisi l’occasion rare d’un dialogue sans intermédiaire avec l’autorité. Soldats aguerris, Volontaires pour la Défense de la Patrie, Dozos et représentants de la société civile locale ont pris la parole tour à tour, livrant un tableau sans fard des réalités du terrain.
Ce type de rencontre directe vaut souvent plus qu’une réunion de crise en capitale. Les préoccupations qui remontent du terrain — logistique, moral des troupes, relations avec les communautés, besoins urgents — ne s’entendent vraiment qu’en face à face, loin des rapports filtrés et des tableaux de bord aseptisés.
La reconquête du territoire burkinabè ne se fera pas uniquement par les armes. Elle passera aussi par cette capacité de l’État à maintenir le lien avec ceux qui se battent et ceux qui endurent. La sortie du ministre Sana au Nayala en est, à sa manière, une démonstration.
