Soudan : L’école et l’université debout face aux ruines de la guerre

Soudan

Nyala – Rapport spécial

Alors que les infrastructures du Soudan sont mises à rude épreuve par un conflit prolongé qui paralyse les services, l’éducation est devenue l’un des enjeux stratégiques les plus complexes pour les décideurs. Au milieu des décombres, le Ministère de l’Éducation du Gouvernement de Transition pour la Paix et l’Unité, sous la direction du Premier ministre Mohamed Hassan Osman Al-Ta’aishi, a piloté un plan d’urgence qui a transformé les difficultés de terrain en véritables opportunités, redonnant espoir à des centaines de milliers d’élèves privés de leurs droits à l’éducation depuis des années.

L’initiative la plus audacieuse et symbolique du Ministère cette année scolaire a été de mettre fin à la paralysie des examens nationaux. Sous la direction du Ministre Koko Mohamed Jagdol Badi, le Ministère de l’Éducation a organisé avec succès les examens du Certificat soudanais et du Niveau intermédiaire pour environ 10 000 élèves dans les zones sous son contrôle. Des comités techniques spécialisés et intégrés de haut niveau ont été mis en place pour assurer la supervision administrative et sécuritaire, garantissant ainsi l’intégrité des examens conformément aux normes de qualité. Malgré les objections politiques des autorités de Port-Soudan, le ministère a insisté pour que les examens se déroulent à l’école Al-Wahda de Nyala, en présence du président Mohamed Hamdan Dagalo, afin de préserver l’avenir de toute une génération.

Suite au succès des examens du certificat d’études secondaires, le défi s’est immédiatement porté sur l’enseignement supérieur, sous l’impulsion du professeur Eid Ibrahim Barima, récemment nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui s’est concentré sur la reconstruction des universités. Le ministère, en collaboration avec les administrations civiles, a lancé d’importantes initiatives communautaires et publiques pour réhabiliter et entretenir les universités de Nyala et d’El Geneina. Ces efforts de reconstruction ont mobilisé des artisans, des agriculteurs, des chambres de commerce et des chefs d’entreprise pour déblayer les décombres de guerre et préparer les salles d’examen.

Le ministère a ensuite élaboré un plan pour accueillir les nouveaux étudiants diplômés et explorer les mécanismes de reconnaissance académique et de coopération avec les universités étrangères. Les efforts déployés ne se sont pas limités aux seules questions académiques ; Ils se sont attachés à créer un environnement inclusif qui prenne en compte les défis posés par les déplacements de population et inclue les groupes vulnérables. Cet objectif a été atteint grâce à la mise en œuvre de programmes et d’initiatives flexibles garantissant l’accès à l’éducation aux enfants déplacés dans les camps et les zones sinistrées. Le ministère a fait preuve d’une grande flexibilité politique en répondant à l’« Initiative soudanaise pour sauver les étudiants préparant le certificat soudanais », se déclarant prêt à une coordination nationale globale afin de privilégier l’intérêt supérieur des élèves.

Par ailleurs, le ministère s’est efforcé d’attirer du personnel qualifié, de constituer des comités d’enseignants et de techniciens pour administrer et corriger les examens, et de garantir des budgets et des salaires stables afin d’encourager le retour du personnel parti.

Les réalisations du ministère de l’Éducation au sein du gouvernement de transition de cette année démontrent que la volonté politique et sociétale peut surmonter les difficultés de la guerre. La restauration des écoles et la réouverture des amphithéâtres universitaires n’ont pas constitué de simples procédures administratives, mais un véritable investissement substantiel dans l’avenir d’un Soudan nouveau.

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