Burkina Faso : le verbe du Capitaine Ibrahim Traoré scelle la victoire de l’eau sur les promesses

Burkina Faso

À Banfora, au cœur de la région des Tannounyan, un engagement solennel fixe le cap en avril 2024. Le Capitaine Ibrahim Traoré choisit la parole directe face aux forces vives de la nation. La ligne politique s’affirme sans détour : l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles doit renaître. Cette institution, autrefois à l’arrêt, reprend sa place au sommet des priorités de l’État. La maîtrise des eaux de surface devient l’outil central de la souveraineté alimentaire. Le discours présidentiel rompt ainsi avec la longue inertie du passé.

Moins d’un an plus tard, l’agenda révolutionnaire impose une cadence fulgurante. En mars 2025, le Chef de l’État traduit sa promesse en réalité tangible. La cérémonie frappe les esprits : la remise officielle d’un important contingent de matériel lourd au ministre de l’Agriculture, le Commandant Ismaël Sombié. Ce geste scelle l’heure des réalisations. Les machines prennent aussitôt le chemin des chantiers hydroagricoles de l’arrière-pays. La présidence du Faso montre une détermination totale face au défi climatique : chaque goutte d’eau de pluie doit servir à la production locale.

De Kolongo à Diamonga, de Diébougou à Djibo, du Nayala jusqu’à Douna, les bulldozers redessinent la carte du territoire. Le curage d’urgence de plus de cent barrages et retenues d’eau apporte un soulagement immédiat au monde rural. La ressource hydrique ne s’évapore plus dans l’indifférence ; elle irrigue désormais les champs et garantit la sécurité des récoltes. Cette politique de grands travaux fortifie l’économie nationale et ravive l’espoir des travailleurs de la terre.

L’événement révèle une conduite du pouvoir qui repose sur l’efficacité brute. Le Capitaine Ibrahim Traoré substitue l’acte au discours verbeux. Grâce au rééquipement complet de l’ONBAH, l’État burkinabè érige l’autonomie alimentaire en doctrine d’action. La discipline militaire s’associe à l’urgence agricole pour bâtir une république forte, digne et maîtresse de ses ressources.

Malika Mensah

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