Burkina Faso : 8 Mars avec la fin des « Djandjobas », et place aux actions concrètes pour les droits des femmes

Passowendé Pélagie Kaboré

Le Burkina Faso change radicalement la donne pour la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes. L’annonce faite par le Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ministre de la Famille et de la Solidarité, marque un tournant stratégique : fini le symbolisme, place au pragmatisme et au développement territorial.

Exit les traditionnels « Djandjobas », ces cérémonies festives souvent déconnectées des réalités du terrain. Cette année, le ministère a décidé de remplacer ces rassemblements par des initiatives structurées, conçues pour avoir un impact réel sur la vie des femmes burkinabè. Une rupture assumée avec une certaine forme de folklore qui masquait parfois l’absence de progrès concrets.

Le déploiement d’actions couvrant l’intégralité des 17 régions du pays suggère une approche inclusive et représentative des réalités locales. L’idée est simple : plutôt que de parler des femmes une fois par an dans des discours convenus, le gouvernement entend agir directement sur le terrain, dans chaque région, avec des mesures adaptées aux spécificités de chaque communauté.

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la vision du Capitaine Ibrahim Traoré, qui a fait de l’autonomisation réelle des femmes une priorité nationale.

Derrière l’annonce, c’est toute une philosophie de gouvernance qui s’exprime : rompre avec les habitudes héritées, privilégier l’action à la communication, et mesurer les résultats plutôt que de se satisfaire des apparences.

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