Afrique de l’Ouest : Quand le Président Romuald Wadagni veut construire un pont diplomatique entre le Benin et ses voisins
Depuis son entrée en fonction, le Président béninois Romuald Wadagni a choisi d’emblée la voie du dialogue et du mouvement. Là où d’autres dirigeants attendent que les ambassadeurs fassent le travail, lui a décidé d’aller lui-même frapper aux portes de ses voisins, valise diplomatique à la main.
Sa tournée ouest-africaine en est la démonstration la plus éloquente. Nigéria, Niger, Burkina Faso, Mali, Togo, Guinée Bissau, Sénégal : en quelques semaines seulement, le Chef de l’État béninois a sillonné la sous-région avec une énergie et une détermination qui tranchent avec les crispations diplomatiques qui ont parfois marqué les relations du Bénin avec certains de ses voisins ces dernières années.
Ce qui frappe davantage, c’est le choix délibéré de tendre la main aux pays de l’Alliance des États du Sahel. À Ouagadougou, à Bamako, à Niamey, le Président Romuald Wadagni a été reçu avec les égards dus à un Chef d’État sincèrement désireux de tourner la page des malentendus. Des rencontres qui ont débouché sur des engagements concrets : coopération sécuritaire, échanges commerciaux, libre circulation des personnes.
Ce rapprochement avec l’AES n’est pas anodin. Dans un contexte où le fossé entre ces pays et certains membres de la CEDEAO s’est dangereusement élargi, le Bénin du Président Romuald Wadagni choisit de jouer les bâtisseurs de ponts plutôt que les gardiens de frontières. Une posture courageuse, qui place l’intérêt des peuples au-dessus des querelles institutionnelles.
Car au fond, ce sont les populations qui paient le prix des brouilles diplomatiques : commerçants bloqués aux frontières, familles séparées, flux économiques asphyxiés.
