RDC : Kinshasa retrouve son train, 15 ans d’absence, 45 minutes de renaissance
Quinze ans de silence sur les rails, et soudain, le bruit des roues sur les traverses. La ligne ferroviaire reliant la gare centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’djili vient de reprendre vie, marquant le retour d’une infrastructure que des millions de Kinois avaient fini par rayer mentalement du paysage urbain.
Vingt-cinq kilomètres de voie ferrée réhabilitée pour un trajet d’environ 45 minutes entre le cœur de la ville et sa porte d’entrée internationale. Dans une mégapole chroniquement asphyxiée par ses embouteillages, cette alternative aux routes saturées pourrait transformer radicalement l’expérience de millions de voyageurs et de travailleurs qui affrontent quotidiennement le chaos de la circulation kinoise.
L’exploitation commerciale n’est plus qu’une question de semaines, selon la présidence, qui évoque un délai inférieur à trois semaines avant le démarrage officiel du service aux passagers. Un compte à rebours que les Kinois suivront sans doute avec impatience.
Car au-delà de la prouesse technique, c’est une promesse symbolique qui se matérialise. Remettre en service un train dans une ville de cette taille, c’est affirmer que la modernisation urbaine de Kinshasa n’est pas qu’un slogan de discours officiel, mais un chantier en marche, visible et mesurable.
Reste à inscrire ce retour dans la durée. L’histoire des infrastructures congolaises enseigne que la réhabilitation n’est qu’un premier pas : l’entretien, la gestion et la régularité du service seront le vrai test de la pérennité de cette renaissance ferroviaire.
