Guinée Equatoriale/ Elections: Obiang Mbasogo s’autoproclame vainqueur de la Présidentielle

D’après le PDGE, son candidat, Obiang Mbasogo a « battu tous les records en matière d’élection en Afrique ». Dans un scrutin parsemé d’irrégularités et sans grands enjeux, le président sortant se moque d’attendre les résultats provisoires de la Commission Electorale et le verdict final de la Cour Constitutionnelle et se revendique 99,7% des voix.

Après 43 ans de pouvoir, le dictateur part pour un nouveau mandat de sept ans à la tête d’un pays miné par la pauvreté et le chômage malgré une richesse minière considérable en pétrole.

Aussi s’accroche-t-il au pouvoir tel un sangsue qui refuse de lâcher sa proie quitte à en mourir.

Et cela dure depuis 1979, lorsqu’il s’est octroyé le pouvoir après avoir évincé et exécuté son propre cousin à l’époque président de la république.

Ses envies insatiables pour le pouvoir sont sans limite et pour ce sixième mandat l’obsession de l’octogénaire président devient la règle à la limite du ridicule.

Ce septième mandat à l’heure où Obiang Mbasogo a de graves problèmes de santé, peint un mandat à risque et de tous les dérapages.

Les résultats partiels de l’élection présidentielle en Guinée Equatoriale placent le PDGE en tête avec 67012 des voix sur 67 196 bulletins dépouillés.

Mais aucune source fiable, crédible et indépendante ne permet de valider ces chiffres.

Dans la poursuite des décomptes lundi 22 novembre dernier, Obiang Mbasogo s’est révélé victorieux d’un scrutin que plus de 250000 personnes inscrites, ont boycotté connaissant les résultats à l’avance.

Le scrutin s’est tout de même révélé chaotique avec l’absence de libre opinion de la part d’un électorat privé de ses droits fondamentaux.

Si la démocratie est synonyme de liberté d’expression, de penser et d’agir pour le développement d’une nation, le Pouvoir d’Obiang Mbasogo a une nouvelle fois joué à piétiner la Constitution.

De quoi donner aux académiciens matière à réfléchir sur le sens donné à ce mot « démocratie » que beaucoup de politiciens s’amusent à tordre dans tous les sens.

Le hold-up électoral d’Obiang Mbasogo est une entorse à la démocratie dans ce pays d’à peine un million et demi d’habitants.

Crédité de 99,7% des voix, devant Buenaventura Monsuy Asumu, qui est à sa cinquième défaite négociée, le « vieux » surclasse aussi dans les urnes, Andrés Esono Ondo, un autre opposant qui participe à la parodie électorale pour la première fois.

Avec cette victoire du candidat du PDGE, on se demande combien d’équato-guinéens revenants, ont pu autant voter pour le vieux dictateur.

 

 

Eric

 

 

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